Québec doit s’attaquer au dossier de crédit

De plus en plus de Québécois sont victimes de vols d’identité et de fraudes financières.  Suite au vol de données chez Desjardins, le gouvernement Legault a déposé deux projets de loi, l’un sur la protection des renseignements personnels (projet de loi 64), l’autre sur les agences d’évaluation de crédit (projet de loi 53).

Il existe au Canada deux agences d’évaluation du crédit, Equifax et TransUnion Canada.  Si le projet de loi 53 apporte des solutions intéressantes, il ne va assez loin aux yeux de l’ACEF Montérégie-est.

Parmi ces solutions, le gel d’identité est la plus intéressante puisqu’elle permet à une personne dont l’identité a été usurpée de bloquer l’accès à son dossier de crédit, donc de se protéger des fraudeurs.

Les autres mesures sont l’alerte de sécurité, qui demande au commerçant de prendre des mesures raisonnables pour vérifier l’identité du consommateur, et la note explicative pour signaler une mésentente par rapport à une dette.

L’ACEF Montérégie-est croit que ces deux dernières mesures ne vont pas assez loin et qu’elles devraient être renforcies.  Nous croyons aussi que l’ensemble de ces mesures devraient être offertes gratuitement, contrairement à ce prévoit le projet de loi.

Pour l’ACEF, le projet de loi serait aussi une bonne occasion de limiter l’utilisation du dossier de crédit à l’octroi de crédit.  Présentement, les dossiers de crédit sont consultés à d’autres fins, notamment par les propriétaires de logements, les assureurs et les employeurs.  Pour les locataires, cette pratique est discriminatoire et restreint leur accès au logement, surtout en cette période de pénurie de logements abordables.

Enfin, nous croyons que chaque citoyen devrait avoir accès facilement à son dossier de crédit, et ce, de façon gratuite.  Actuellement, les agences d’évaluation du crédit privilégient un accès payant aux consommateurs.  Ceux-ci peuvent le recevoir gratuitement mais pour cela, il faut soumettre une demande écrite par la poste et par fax, des méthodes qui paraissent archaïques si on les compare aux possibilités qu’offre l’Internet.

 

Pour signer la pétition